17 septembre 2010

La Dolce Vita

Après être arrivé à Chamonix j'avais l'impression que j'avais parcouru les routes les plus trippantes qui peuvent exister pour un motard dans l'âme. Je suis aujourd'hui certain que les bottines des italiens sont très bien ajustées parce que les routes en lacet sont serrées en titi!  J'ai choisi de traverser en Italie en empruntant LE tunnel qui passe sous le Mont-Blanc et qui fait 12 kilomètres de long; oui oui 12 KILOMÈTRES!
 Une chance que j'avais la musique dans mon casque parce que le paysage n'est pas très changeant. Au sortir du tunnel j'ai, une fois encore, opté pour les toutes petites routes qui longent le flanc des montagnes du côté italien des Alpes et là mes amis(es) c'était le pied total!   Les maisons avec leurs toits de pierres, les cultures de vigne en terrasse regorgeant de raisin, les villages qui ont l'air d'avoir mille ans, j'en ai versé une larme d'émerveillement.  Je me suis attardé à quelques reprises dans les petits cafés pittoresques qu'on ne manque jamais de trouver dans chaque village; trois chaises en plastique avec un vieux monsieur à casquette accoté sur son bâton de marche, c'est l'enseigne évidente d'un excellent café. On y échange peu de mots, mais on y ressent immédiatement la solidarité toute masculine qui empreint ces lieux sacrés.  Je suis finalement arrivé à Milan plus tard que je ne le voulais. Comme je n'avais prévu que d'y passer la nuit, je n'ai eu qu'un tout petit aperçu de ce qui m'a semblé être une ville magnifique; ce sera pour une prochaine fois. Comme j'allais rejoindre ma maîtresse, je n'avais pas de temps à perdre...
 Il y a deux village d'Albareto dans la province de Parme et GPs a choisi celui situé dans les champs alors que celui où je cherchais à me rendre était situé dans les montagnes, à environ 45 kms de là. J'ai  fini par trouver cette très charmante petite maison où ma maîtresse m'attendait, deux heures plus tard. Ma maîtresse, Rosetta, m'a enseigné en première année, au primaire, lorsque j'avais 5-6 ans.  Avouez que vous pensiez à autre chose?   Une bonne partie de sa famille avait émigré au Canada, dans le coin de St-Jérôme et Ste-Sophie d'où je viens, dans les années 50-60. Beaucoup d'entre eux ont hérité ou racheté les maisons de leurs ancêtres et y viennent en vacance. C'est tissé encore plus serré que les routes en lacet, les familles italiennes. Il y a plein d'oncles, de tantes, de cousines et j'en passe, qui habitent sur ce flanc de montagne. L'histoire des Tomasselli remonte jusqu'au seizième siècle! La cousine de Rosetta, Sylvie qui habite la porte à côté, a travaillé à l'hôpital Hotel-Dieu de St-Jérôme, où j'ai séjourné pendant 6 mois, quand j'avais trois ans. En recoupant les dates et ses attributions, nous en avons conclu qu'à cette époque elle m'a nourri à quelques reprises. Le cousin d'en face, Gino, a fait campagne électorale avec mon père. Et presque tout ce beau monde parle québécois! J'avais rendez-vous avec mon passé.


 Je suis tombé en plein milieu du festival des CHAMPIGNONS. Ici c'est pratiquement une religion. Les médecins parlent même de miracle pendant cette période: personne de malade. Certains partent aux aurores dans la montagne, à la recherche des plus magnifiques spécimens de bolet et autres espèces comestibles. Il y a des journées réservées aux seuls habitants locaux qui doivent montrer leur carte d'identité au garde-champignon, sous peine d'amendes si on n'est pas du village. Il y a eu cinq milles visiteurs à la Foire du CHAMPIGNON, en fin de semaine. Dimanche, j'en ai profité pour aller faire une petite ballade et aller voir la mer. J'ai dû faire quelque chose de bien récemment parce que le dieu Moto a mis une route sous mes roues absolument extraordinaire, spectaculaire, bref au-delà de ce que j'avais pu imaginer possible. Après une heure et demie de sport et d'émerveillement, on aperçoit la Méditerrané qui vient remplir le vide au creux de la vallée, entre deux montagnes. Arrivé au bord de la mer, je l'ai longée jusqu'à Rapallo, un peu avant Genova.   La Toscane c'est de toute beauté!

Aucune photo ne rendra justice à la splendeur de ces paysages. L'Italie est belle, les italiennes et les italiens  sont chaleureux et très accueillants. Je profite du beau temps pour étirer mon séjour ici. Sans parler de la nourriture tout à fait exquise... Vais devoir me remettre au yoga très bientôt si je veux pas voir apparaître des traces de bombance sur mon corps d'Adonis. Ici, tout s'arrête de midi jusqu'à trois heure. Tous les commerces ferment, sauf les cafés et autres restos, le temps de vivre un peu. On comprend facilement d'où vient le concept de Dolce Vita.

 Je repars bientôt pour la Provence, rejoindre Max pour quelques jours, avant de continuer vers l'Espagne. Les nuits fraîches me rappellent que l'automne s'insinue doucement et j'entends la route qui m'appelle, encore une fois.  

4 commentaires:

Marie Josée a dit...

Salut mon beau Martin, je suis heureuse de lire et de pouvoir m'imaginer comment la Toscane est belle. Wow! mon chanceux.J'aime beaucoup ton commentaire sur ton corps d'Adonis :) Alors je constate que les spaghettis et le tiramitsu te font profiter,:) admettons que la chance que tu as c'est que tu peux te le permettre.:) Ton écriture est toujours aussi sublime, et ta façon de raconter me fait rêver, merci.

QCJN a dit...

Salut, comme plusieurs surement, je ne sais pas vraiment quoi écrire. Sauf que je te lis à chaque fois et je trouve çà intéressant. Alors, j'ai vue, qu'il y a un endroit où l'on peut cocher, Amusant, intéressant, ou passionnant. Alors je me dis que si plusieurs cochent au minimum, au moins tu pourras voir que tu es lus. Et quant a moi, j'aime mieux communiquer directement avec toi, lorsque çà adonne, comme on a fait. CIAO :)

Jaya a dit...

C'est ennivrant de pouvoir te suivre sur les routes de la vieille Europe et de ressentir à travers tes récits cette exaltation des paysages qui se laissent savourer par ton âme voyageuse...hasta la vista!

Le véritable Adonis a dit...

Surveilles ton corps ou mieux : Confies-le !

Ici aussi les soirées commencent à sentir l'automne...rien d'exaltant, du moins en ce qui me concerne !

Au fait, nous avons débuté nos petites réunions du vendredi et tu nous manques déjà !

Guy